C’est donc arrivé un doux matin de printemps. Je franchissais, guillerette et insouciante, l’entrée à clochette de L’Ange Bleu, pensant y trouver Claudia, Vogue au bec et petit noir"bien serré" en main en train faire ses comptes derrière la caisse. Au lieu de cela, je fus accueillie par la créature à la fois la plus virile et la plus délicate de la terre entière. Non, de 2 terres entières : Karl.
Je restais bouche bée alors qu’il venait à moi, sourire Ultra-brite, douce poignée de main et mèche de cheveux sur l’œil rejetée en arrière avec dextérité et élégance. Tachycardie assurée.
« Salut, tu dois être Liza ! Moi je suis Karl, Claudia a du te parler de moi. Je peux te débarrasser, prendre ton manteau…
 -Bien sûr, tu peux me déshabiller… euh, je veux dire me débarrasser … »
Mon dieu, avais-je vraiment dit ça? Je ne le sais même pas tant à ce moment là, j’avais l’impression d’être dans une bulle. Ce qui est sûr c’est que j’avais sans me faire prier retiré ma veste et tendu mon sac. Il s’éloignait toujours souriant et d’un pas léger, laissant derrière lui, un délicieux effluve de Farenheit… et mon regard se posait sur les hauteurs de son slim, parfaitement ajusté… (Cette image est à jamais gravée dans ma mémoire…)
 Karl n’était absolument pas le sale gosse que je m’étais imaginé. Il était chaleureux, charmant et modeste. Il ne semblait pas vouloir abuser de son statut et s’était même excusé d’être déjà là « dans tes pattes », avait-il dit.
« Mais c’est un plaisir », avais-je répondu, enfin, je crois. Claudia avait du précipitamment avancer son voyage et lui avait donc demandé de prendre son poste avec quelques jours d’avance et len lui donnant pour instruction de s’excuser de ne pas avoir pu me prévenir elle-même et de m’imposer cette surprise. Je crois que c’est ce jour là que je compris que j’aimais les surprises .Pour m’avoir permis cette révélation, Claudia était une Sainte femme.

   Curieusement, alors que Karl était très à l’aise, j’avais l’impression que c’était moi qui était à mon premier jour de travail, intimidée mais en même temps si bien. Je n’aurais voulu être nulle part ailleurs alors que je sentais mes joues chauffer dès qu’il avait une intention galante ou sur moi un regard un peu plus appuyé. Il transformait tout cet univers que je connaissais pourtant par cœur. C’était merveilleux d’être avec lui, avec un si beau garçon qui buvait mes paroles, retenait tout ce que je lui racontais, riait au plus nulles de mes blagues en concluant toujours alors qu'il reprenait son souffle, par un « Tu es super !!! » émerveillé. C’était si bon, que j’attendais son rire et m’efforçais même de le provoquer tant ce son et l’expression de son visage à ce moment là me ravissait. Il était bavard, s’intéressait à tout, ne s’offusquait de rien et aucun sujet même le plus féminin ne semblait le lasser.
 Très rapidement, on s’entendit très bien et on eut très vite notre petit train-train.
 Le matin, le premier arrivé apportait son petit déjeuner à l’autre. Puis nous déballions et installions nos dernières livraisons et lorsque la boutique était calme, Karl sélectionnait pour moi les tenues les plus folles, que j’essayais. Il me couvrait de compliments exagérés et je défilais devant lui, au milieu des portraits de Marlène Dietrich et actrices du siècle dernier, sans complexe aucun tant son regard me renvoyait une image séduisante de moi-même. J’en oubliais kilos en trop, poitrine plate et toutes les imperfections que je m’inventais plus ou moins habituellement. Je pense que s’il avait été la réincarnation gay de Matt Pokora, j’aurai même pu poser nue.
 Pour la pause-déj, nous nous faisions livrer et nous déjeunions en huit-clos dans l’arrière boutique que nous avions retransformée pour nous créer notre lieu à nous. La boutique était devenue un peu moins celle de Claudia et un peu plus la nôtre et les clientes semblaient ravies et amusées par notre complicité toute neuve.
 Chaque soir, après la fermeture, nous allions boire un verre ensemble dans un pub près de ma boutique, encore un de nos petits rituels .Une seule fois, nous avons feint d’être raisonnable et décidé de rentrer chez nous sans passer par cette étape, mais une fois à la maison, Karl m’envoya le texto suivant : « j’ai une petite course à faire dans ta rue, on se retrouve après ? » Ni, une ni deux, 10 minutes plus tard, on se retrouvait au Jap' en bas de chez-moi. L’histoire ne dit pas si Karl avait réellement eu quelque chose à faire dans le quartier…
    Ce fut une douce période durant laquelle, le cœur léger et je rentrais chez moi tardivement, un sourire béat et figé sur mon visage. Pas à un seul moment, Karl ne quittait mon esprit. Son rire et son visage, me suivaient partout. Même au Franprix, quand je faisais les courses, il était avec moi, je m’imaginais les faire avec lui à ses cotés et je me demandais ce qu’il aimait manger. Lorsque je marchais dans la rue, j’adoptais une démarche classe et sexy, que je contrôlais dans chaque reflet de moi que je croisais, en me disant « on ne sait jamais, peut-être qu’il m’a suivi  et qu'il me contemple de loin». Une fois chez moi, j’allais directement au miroir pour vérifier quelle image, je lui avais offert avant de partir. Lorsque j’allumais la télé, je me demandais ce qu’il allait regarder le soir. Longuement avant d’aller me coucher, j’essayais différents onguents et élixirs, m’entrainais à de nouveaux maquillages et tentais de nouvelles coiffures et de nouveaux looks. Tout ceci  pour l’impressionner le lendemain et l’entendre me dire comme tous les jours en passant sa main dans les cheveux et se mordant la lèvre : « tu es très jolie comme cela  aussi». Puis je me couchais heureuse et le cœur battant.
    Je ne voyais plus personne, sa seule personne me suffisait. Ce n’était pas un garçon comme les autres, et j’étais persuadée que nous vivions une relation hors du commun, aussi bien lui que moi. Ses yeux qui brillaient quand il me parlait, la façon qu’il avait de prendre soin de moi, d’être intéressé et concerné par la moindre, même la plus insignifiante des choses m’ayant trait, ne faisait pas de doute. Nous étions en phase. Comment expliquer sinon qu’au bout d’une seule et toute petite semaine, nous soyons déjà en train de penser les mêmes choses au même moment et d’être aussi inséparables qu’une paire de perruches?  Aucun doute, nous étions des âmes sœurs.
   « Avez-vous abordé le sujet des relations amoureuses ? me demanda Sid’ un soir, au téléphone alors que je lui faisais un rapport détaillé de la situation.
-Non, pas encore.
 -donc tu ne sais pas s’il a quelqu’un ?
-nous n’avons pas besoin d’entrer dans ses considérations futiles et tellement « commun des mortels », Sid ! Nous savourons chaque moment passés ensembles.
 -Oui mais quand même il va bien falloir que ça avance cette histoire à un moment ! Et si tu ne sais pas s’il a quelqu’un, ce n’est pas hyper pratique pour savoir quelle tactique utiliser ou de quel genre de mec il s’agit !
- Mais non il n’a pas de copine. Il me parle souvent de ses amies mais jamais de « petite copine ».je ne pense même pas qu’il ait un plan-fesse. Je le sens tellement au dessus de tout cela. Et puis je ne vois pas quand est-ce qu’il aurait le temps. T’inquiète pas, je le sens bien, je te dis.
-Oui mais même, moi cela m’étonne qu’il ne t’ait pas demandé si tu avais quelqu’un dans ta vie. Un mec vraiment intéressé ou du moins plutôt bien attentionné l’aurait fait.
 - Tu es si négative ! Il faudrait que tu vives le truc pour le ressentir, on est CO-NNEC-TES, Sid, quand deux personnes sont connectées, elles n’ont pas besoin d’accélérer les choses, car c’est une évidence, cela se fait tout seul! C’est pas un truc bourrin !
 -ok, ok, très bien. Je te fais confiance ! En même temps tu as connu assez de loosers pour faire la différence maintenant, hein ?
 -c’est agréable ! Jane-Charlotte sort de ce corps !
 -ahaha ! Non, je suis contente pour toi, parce que tu sais tout ce truc de grève de la faim…d’abstinence, je commençais un peu à m’inquiéter pour toi !
-Eh bien tu n’as plus de soucis à te faire, ta vieille copine ne s’est jamais aussi bien sentie de sa vie ! -Bon, bon très bien… »
Ah cette Sidonie, me disais-je en raccrochant, toujours à s’inquiéter à douter, mais je ne pouvais pas lui en vouloir, la pauvre n’avait jamais vécu, ce que nous vivions Karl et moi…







                                        


Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 18:24
- Par Liza L. - Ecrire un commentaire
   Cela faisait donc un semestre que je m’étais embarquée dans le défi de Jane-Charlotte, qui elle, de son coté n’avait pas pour autant freiné le rythme de ses aventures. A croire qu’elle était la seule sur cette planète, autorisée à avoir des travers. Moi je m’en sortais plutôt bien, les deux premiers mois furent les plus difficiles, le temps de prendre un autre rythme et d’abandonner de faciles automatismes. Il y eut tout d’abord une petite période de déprime accompagnée d’une agressivité accrue par le manque de ce centre d'intérêt, ce sujet de conversation intarissable, cet elixir de plaisir, d'angoisse, d'excitation et d'énervement, j'ai nommé: Le Mâle.
   Je traversais une phase d’euphorie et de bien-être, mais j’étais motivée comme une randonneuse pro-bio affamée, sevrée au bouillon de légumes !  Et finalement, une fois, les turbulences passées,j’en arrivais à savourer ma solitude et ma nouvelle indépendance et me félicitais du succès de cette désintox’ comme si j’en avais été l’instigatrice. Me laissant  voguer sur une douce vague de quiétude, j'avais pour seul soucis : moi, moi et moi. Je ne m’autorisais plus aucune contrainte de prédatrice, sortais sans maquillage, portais des culotte Snoopy, avais les jambes qui piquaient sous mon jean et ce n’était même pas grave. J'affrontais tête haute le risque de croiser le prince charmant dans cet état. Au pire, je lui dirais de repasser. J’osais me mettre seule en terrasse pour siroter un café, sans même faire semblant d’être absorbée par un bouquin ou mon répertoire téléphonique et, c’est pour dire, il m’arrivait même régulièrement la prouesse d’oublier Sam, à la maison sans même m’en apercevoir de la journée !
   J’étais libre et « All by myself » était devenue pour moi la plus gaie et stimulante des chansons. J’avais ignoré des ébauches de dragues des plus physiquement alléchantes au moindre défaut ou vice de procédure perçu et les relances d’intérimaires des plus assidus et convaincants. J’étais inébranlable. Sidonie craignait que je ne sois juste devenue un glaçon et s’était même demandé si je n’avais pas changé de bord. Moi, je me flattais de cette maîtrise et de ce nouveau statut de fille intouchable. En plus cela marchait fort auprès des hommes si bien que j’avais malgré moi une ribambelle de courtisans que je me plaisais à rembarrer. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
   C’était sans compter ce jour où Claudia, ma boss et propriétaire de l’Ange bleu avec laquelle je travaillais depuis quelques mois alors, m’annonça qu’elle allait voyager quelques temps et qu’elle souhaitait pour la remplacer en son absence, me confier plus de responsabilités et en quelque sorte la gestion de la friperie. Naïvement, je pensais que c’était la résultante logique de ma nouvelle émancipation, la destinée de toute femme indépendante, que j’allais définitivement rejoindre le crew de Beyonce et ses copines ! Je me voyais déjà transformée en working girl accomplie aux commandes d’une entreprise ! « Sans dieu, ni maître !» m'emballais-je déjà, jusqu’à ce qu’elle ajoute qu’elle allait me coller avec un mec, et pire : son fils. Le pauvre petit avait besoin d’un boulot pour financer ses études de théâtre. Je ne l’avais alors, jamais rencontré et n’avais vu qu’une photo passée de lui à l’âge de 5 ans, un peu grassouillet, coupe au bol et pull marron, salopette orange avec renfort cuir sur coudes et genoux. Je m’imaginais que 20 ans après, c’était un bon à rien, un enfant gâté, empoté, capricieux et pédant et surcouvé et élevé dans le mythe de l’enfant-roi qui userait et abuserait de son statut d’héritier.
   J’étais loin de penser que j’allais rencontrer l’être le plus délicieux de la gente masculine « ever ». Mon « indépendance » dernièrement acquise allait certes bien en prendre un coup mais pas là où je le pensais.







Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 17:37
- Par Liza L. - Ecrire un commentaire
   Deux semaines que je n’ai toujours pas de nouvelles de Louis-Gaby-tourne-pas-rond, comme l’a renommé Sidonie et pourtant je suis toujours en vie. Faut dire que je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, puisque Karl semble s’être décidé à prendre mon emploi du temps en main. C’est drôle, j’ai l’impression d’avoir découvert en l’espace d’une semaine et demie plus de points communs entre lui et moi que je ne le pensais.
    Karl est un Casanova, il adore les femmes. Il trouve en chacune d’elles quelque chose de fascinant, propre à chacune et dont il ne veut se priver.
« Si une femme veut m’offrir le meilleur d’elle-même, je ne peux le lui refuser, ce serait comme refuser d’apprendre et j’apprends de chaque femme. Chaque femme me rend meilleur à sa façon et j’essaie à mon tour de leur transmettre ce qu’il y’a de meilleur en moi. »
Généreux et en plus partageur, ce Rael des villes soutient lorsqu’on lui évoque la courte durée de ses relations, combien il serait égoïste de priver d’autres femmes de ce qu’il pourrait leur apporter. Ce qui explique pourquoi il a à son bras et dans son coeur une superbe fille différente presque tous les mois. Ce qui est surprenant, c’est que les conquêtes de Karl ne semblent jamais lui tenir rigueur de son inconstance. Il n’est donc pas rare de voir une des jeunes femmes dont il a pris congé réapparaître quelques mois plus tard, toute aussi enchantée, enjouée et émerveillée comme au premier jour, bien qu'avertie du caractère éphémère de ces retrouvailles.
Si j’avais été ne serait-ce qu’un brin attirée par Karl, je pense que j’aurais eu de quoi complexer à vie à la simple description, qu’il fait de ses ex. En effet, il affiche un profonde admiration et un sincère respect pour chacune de ces demoiselles, n’utilisant jamais un adjectif désobligeant pour les décrire, ne s’épanchant sur une idylle que pour en décrire la qualité et le caractère spécial et constructif, mais jamais la moindre explication sur le pourquoi d’une rupture. De chacune de ses aventures, il ne dévoile que le coté positif des choses et je le soupçonne d’ailleurs d’enjoliver parfois. Les filles qui ont le cœur de Karl ne serait-ce que pour une soirée ou une heure sont des personnages mystérieux, sortes de déesses qui ne descendent jamais du pied d’estale qu’il leur a érigé, même pas pour le rejoindre et s’installer définitivement dans sa vie.
    Heureusement pour ma santé mentale,une liaison avec lui ne m’a jamais traversé l’esprit. Bon, ok, je mens, j’ai déjà fantasmé sur lui. Oui, c’est vrai. C’est arrivé. Mais ce fut très bref et j’ai des circonstances atténuantes. Deux pour être exactes.
 La première est que je suis un être humain et rares sont les êtres humains femelles ou gays qui résistent à Karl.
La deuxième? Lorsque c'est arrivé, j’étais en pleine période de disette, à savoir 6 mois de vide intersidéral, d’anorexie sexuelle à cause d’un stupide défi que Jane-Charlotte m’avait lancée et que moi, parce que c’était Jane-Charlotte, et que Jane-Charlotte a toujours raison et que cela m’exaspère , j’avais relevé… Je sais c’est idiot, mais elle m’avait cherchée...
   Je sortais de 3 mois de relation avec ce mec, ce Fabrice, champion poids lourd catégorie pot de colle.Rencontré à la superette du coin, il a très vite prétendu être fou amoureux de moi et dès la première nuit d'amour, avait implanté brosse à dent, caleçons et chaussettes dans un coin de mon antre. Malgré son talent d’orateur et son humour, Fabrice qui se prétendait comédien était sans emploi et sans logement et cela n’avait pas l’air de le soucier des masses. A cette période hivernale où toutes mes amies étaient maquées et cloitrées bien au chaud dans les prémices de toutes neuves love stories, ce garçon au physique même pas folichon, me faisait une présence divertissante le soir. En plus comme il n’avait pas un rond, il compensait en étant aux petits soins. En rentrant du boulot, je n’avais plus qu’à mettre pieds sous la table et me prélasser devant la télé, pendant qu’il cuisinait, aspirait, repassait, complimentait, massait et même vernissait mes orteils, sa manière à lui de payer le loyer. Il avait même la politesse d’être bon amant. Mais après avoir allègrement squatté mon frigo et mon chez-moi pendant 2 mois et demi, ce rustre m’avait sans largué sans élégance aucune : Par l'intermédiaire d'un post-it vert fluo en forme de coeur, collé à mon miroir:
   « Liza, ça va trop vite pour moi, je crains de ne pas pouvoir t’offrir ce que tu souhaites »
D’après le Harraps Jane-Charlotte, il fallait traduire ainsi :  
« T'es bien mignonne mais j’ai trouvé une bonne poire plus riche et avec un appartement plus grand que le tien ».
2 jours après, elle le croisait avenue Montaigne, sortant de chez Armani, avec au bras gauche une dizaine de sacs de shopping et au bras droit un vieillard gras, luxueux et fortement efféminé. Elle me donna aussitôt rendez-vous au Délicabar pour m’en faire rapport, et après m’avoir écoutée pester sur la gente masculine, elle conclut de sa délicatesse habituelle :
« Tout cela n’arriverait pas si tu n’étais pas aussi dépendante des mecs.
-quoi!?! Tu plaisantes, je ne suis absolument pas dépendantes des hommes ! Je travaille, je paie moi-même mon loyer, je m’offre mes fringues moi-même, il n’y a pas plus indépendante que moi !
- ce que je veux dire c’est que tu es dépendante des relations et que tu es incapable d’accepter d’être seule. Du coup tu prends tout ce qui passe et tu te contentes du minimum syndical, tout en sachant que lorsque cela se terminera mal et te restera en travers. Sans une goutte de testostérone dans les parages, tu paniques !
- tu, tu…euh !mais c’est n’importe quoi !!!
-vraiment ? Alors, ma très chère, je te mets au défi de tenir un mois, sans avoir un seul mec en vue, sans un seul coup d’un soir, sans remettre ça ne serait-ce qu’une fois avec un ex ou autre second choix !
 - Quoi ? Mais c’est ridicule!!! Je n’ai pas besoin d’un stupide pari, pour faire cela…
-hein, hein…
-Bon, ok ! Mais un mois c’est un peu court…je te parie que je tiens plus longtemps et que je peux tenir jusqu’à ce qu’un mec digne de ce nom se pointe !!!
-Le défi est lancé ! C’est parfait! Je commençais à m’ennuyer moi en ce moment. Bon, je te laisse, ajoutait-elle en me collant un maternel baiser sur le front, j’ai rendez-vous avec Andrew,mon américain. Je t’ai parlé d’ Andrew ? Une vraie bête de sexe !!! ».
Cruelle, elle me plantait là, brutalement, désemparée, seule, face à ma libido, ma fierté piétinée en un post-it et mon club sandwich à 2 millions de dollars.





Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 22:16
- Par Liza L. - Ecrire un commentaire































Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 11:18
- Par Liza L. - Ecrire un commentaire






















Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 15:47
- Par Liza L. - Ecrire un commentaire

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